Étape 2 : Câblage ou l'art des spaghettis électroniques
Les galères de la programmation (USB-ASP)
Le montage sur breadboard s'est rapidement transformé en œuvre d'art abstraite, avec des fils Dupont dans tous les sens (sauf le bon). L'objectif ambitieux ? Programmer l'ATMEGA328P (notre IC) directement via un programmateur USB-ASP, sans la bouée de sauvetage que représente l'oscillateur externe d'une carte Arduino civilisée.
Pour résumer le drame : nous avons dû configurer les fameux fuses pour forcer le composant à utiliser son propre oscillateur interne. Un paramétrage très simple si on a un diplôme en magie noire et qu'on ne se trompe pas de bit en hexadécimal au risque de transformer l'IC en brique de bureau hors de prix.
Le complot de l'appellation -PU
Et puis, le drame : après deux séances intensives à revoir 14 fois un câblage de 6 fils, un os. Notre puce, fièrement estampillée ATMEGA328P-PU, était en fait une variante diabolique. C'est bien connu en électronique : un petit mot ou une petite lettre qui change dans une référence de datasheet et c'est foutu.
Ce modèle spécifique refusait toute négociation avec notre programmeur dans notre configuration, contrairement aux modèles "sans PU". Pire encore ? Internet n'avait rien à nous dire. Pas de forum occulte polonais des années 2000, pas de topic StackOverflow résolu. Rien. Une trahison industrielle qu'on a fini par surmonter, mais on se souviendra à jamais de ce "PU".
Test du module Bluetooth (HC-05)
Parallèlement au deuil de notre patience avec l'ATMEGA, nous avons intégré le module BT. Étonnamment, le HC-05 s’est laissé appairer sans menaces physiques. Quelques octets en clair sont passés entre RX et TX. Une lueur d’espoir.
En attendant Godot (et le moteur)
Il nous faut à présent concevoir le circuit de puissance. Et c'est là qu'on va rire : alimenter non pas juste l'IC et le BT, mais le futur moteur fantôme, bloqué dans une dimension logistique inconnue. L'autonomie de 24h sur batterie requiert aussi notre attention !